1. Transmission des savoir-être et savoir-faire : échange entre générations

Pour Énéo, le vieillissement démographique ne signifie pas l’augmentation des personnes âgées au-delà d’un certain âge, mais la coexistence, pour la première fois de l’histoire humaine, de quatre, voire cinq générations dans une société donnée. La vision en trois phases d’une société et d’un individu – enfants (phase préparatoire), adultes (phase active), et vieux (phase retraite) – est complètement dépassée. C’est dans ce contexte pluri-générationnel que la transmission des savoir-être et savoir-faire prend davantage d’importance.

Il y a donc lieu de penser un nouveau projet de société, en particulier pour cette quatrième génération montante, qui donne sens à notre vivre ensemble, et est une plus-value tant pour l’individu que pour la collectivité. La reconnaissance du rôle d’utilité sociale des aînés seraient un bon début. Et si ceux-ci devenaient de nouveaux partenaires sociaux ?

Pour cela, il y a un espace à (re)créer au cœur des matières personnalisables de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dans les matières liées à la petite enfance, l’accueil extrascolaire, la jeunesse, l’enseignement, la culture… Des associations d’aînés et seniors sont prêts à penser et mettre en place de nouveaux projets sociaux. Il serait dommage de passer à côté des réseaux existants, notamment la Coordination des Associations de Seniors (CAS), par ailleurs reconnue comme Conseil Consultatif des Aînés au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour mieux aider les associations directement concernées. Nous espérons également que la nouvelle Commission des seniors de la Fédération Wallonie-Bruxelles se penche régulièrement sur une meilleure collaboration intergénérationnelle.